Analyse HRV : Mesure et évaluation – Exemples, Partie 2

2023-06-20

Deutsche Fassung dieses Artikels

Variabilité de la fréquence cardiaque (HRV) : Mesures lors de la prise de Bêta-bloquants, avec et sans correction d'erreurs, mesures non évaluables

L’analyse HRV mesure les intervalles de temps d’un battement cardiaque à l’autre (intervalles RR) en millisecondes. Plus les intervalles sont variables, plus le parasympathique (relaxation et récupération) est dominant. Dans différentes circonstances, des mesures extrêmes apparaissent ; vous apprendrez ici comment interpréter ces données.

Que signifient mes valeurs ?

Bêta-bloquants – Surdosage immédiatement reconnaissable

En principe, tous les médicaments agissent sur le sympathique et le parasympathique, soit en inhibant, soit en activant. Les bêta-bloquants et autres médicaments destinés à réduire la tension artérielle et la fréquence cardiaque sont très souvent prescrits et doivent être pris à vie. Nous ne pouvons pas cautionner de telles recommandations non biologiques, qui conduisent généralement à un parcours de souffrance plus long. L’analyse HRV permet de voir rapidement si les médicaments recommandés sont dosés correctement, trop fortement ou trop faiblement. Dans cet exemple, les bêta-bloquants étaient nettement surdosés ; le patient se plaignait d’une fatigue permanente, d’un manque d’entrain et d’une absence d’énergie.

Mesure sans correction automatique des erreurs

Les artefacts et les erreurs de mesure peuvent fortement influencer le calcul des valeurs de SI et de RI. De très fortes oscillations (pics) vers le haut et vers le bas sont interprétées par le calcul (sans correction d’erreurs) comme une grande variabilité. Dans cet exemple, on voit une mesure avec un indice de stress élevé et une variabilité quasi nulle (rythmogramme plat). Ce seul pic/artefact réduit dans le calcul l’indice SI réel de 872 à 306. Et il augmente faussement l’indice RI de 5,3 à 15,8. La correction automatique des erreurs fonctionne en arrière-plan et empêche, dans une certaine plage mathématique, une évaluation erronée. Néanmoins, le rythmogramme doit toujours être examiné pour détecter les erreurs de mesure et les artefacts. Évaluer les seules valeurs mesurées sans rythmogramme ni histogramme constituerait une source d’erreur.

Mesure avec correction automatique des erreurs

La représentation précédente sans correction d’erreurs apparaît nettement « meilleure » en comparaison. Après nettoyage des artefacts par la correction interne des erreurs, les valeurs SI et RI indiquent un stress nettement plus important / un stress chronique. L’objectif d’une bonne thérapie holistique devrait être de renforcer le parasympathique (plus de relaxation/récupération) et de réduire le sympathique, de sorte que les deux barres se déplacent vers la zone verte de la norme.

Mesure non évaluable

Si l’on considère uniquement les trois paramètres principaux HF, SI et RI, ces valeurs seraient toutes dans la norme. Cependant, un regard sur tous les autres graphiques (rythmogramme, histogramme et diagramme de dispersion) montre que cette mesure ne peut pas être calculée correctement. Le rythmogramme révèle plusieurs pics (artefacts) qui rendent impossible le calcul mathématique des valeurs. En « supprimant » mentalement les pics et en observant la caractéristique du rythmogramme, on peut néanmoins reconnaître l’état du SNA, c’est-à-dire l’état de stress. D’autres mesures au fil des jours ou après des interventions thérapeutiques montreront si l’image du rythmogramme change – avec toujours moins de pics et plus de variabilité. Ainsi, même pour des mesures dont les valeurs ne sont pas correctement représentées, une bonne évaluation reste possible.

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